Ce symptôme nocturne méconnu touche 47,3% des patients Parkinson (et c’est inquiétant)

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Parkinson : le symptôme nocturne méconnu qui affecte près de la moitié des patients

Étant nutritionniste passionnée, je suis souvent amenée à visiter les liens entre l’alimentation et diverses pathologies. Récemment, j’ai été interpellée par une découverte surprenante concernant la maladie de Parkinson. Saviez-vous qu’un symptôme nocturne méconnu touche près de la moitié des patients atteints de cette affection neurologique ? Je vous propose de plonger dans ce sujet enchantant et d’en découvrir les implications pour notre santé.

L’apnée du sommeil : un trouble plus fréquent qu’on ne le pense

L’apnée du sommeil est un trouble respiratoire qui affecte de nombreuses personnes, souvent à leur insu. J’ai été surprise d’apprendre que sa prévalence augmente considérablement avec l’âge. Selon les données de Santé publique France, 8% des 20-44 ans en souffrent, contre 30% des plus de 65 ans. Ce qui m’a particulièrement frappée, c’est que les femmes post-ménopausées sont autant touchées que les hommes.

Mais comment reconnaître ce trouble ? Si vous arrêtez de respirer plus de 10 secondes, plus de 5 fois par heure durant votre sommeil, vous pourriez être concerné. L’apnée du sommeil se caractérise par un relâchement des muscles de la gorge qui obstrue les voies respiratoires. Ce phénomène entraîne des micro-réveils répétés, dont la personne n’a généralement pas conscience.

Les conséquences de ce trouble peuvent être sérieuses. J’ai constaté dans ma pratique que de nombreux patients souffrant d’apnée du sommeil se plaignent de :

  • Troubles de la mémoire
  • Somnolence diurne
  • Risques cardiovasculaires accrus
  • Fatigue chronique

Le lien surprenant entre l’apnée du sommeil et la maladie de Parkinson

Lors de mes recherches, j’ai découvert une information étonnante : près de 40% des personnes atteintes de la maladie de Parkinson souffrent également d’apnée du sommeil. Cette corrélation m’a intriguée, et j’ai voulu en savoir plus. Une étude récente, présentée au 77e congrès annuel de l’Académie américaine de neurologie, a mis en lumière un lien encore plus fort entre ces deux affections.

Les chercheurs du centre de soins pour vétérans de Portland ont analysé vingt années de données médicales, comparant 1,6 million de vétérans souffrant d’apnée du sommeil à près de 10 millions qui n’en étaient pas atteints. Les résultats sont frappants : à âge et consommation de tabac équivalents, les personnes souffrant d’apnée du sommeil avaient 1,8 fois plus de risques de développer la maladie de Parkinson dans les cinq ans suivant leur diagnostic.

Cette découverte soulève de nombreuses questions sur les mécanismes reliant ces deux pathologies. J’ai pu constater dans mon cabinet que de nombreux patients ignoraient ce lien potentiel, ce trouble neurologique méconnu pouvant les affecter sans qu’ils le sachent.

Un traitement prometteur pour prévenir Parkinson

Face à ces données alarmantes, une lueur d’espoir émerge. Le traitement de l’apnée du sommeil par pression positive continue (PPC) pourrait jouer un rôle crucial dans la prévention de la maladie de Parkinson. Cette machine, que je recommande souvent à mes patients, envoie de l’air dans les voies respiratoires pour maintenir leur ouverture pendant le sommeil.

L’étude a révélé des résultats encourageants :

Début du traitement PPC Risque de développer Parkinson (pour 1000 personnes)
Plus de 2 ans après le diagnostic d’apnée 10 personnes
Moins de 2 ans après le diagnostic d’apnée 2,3 personnes

Ces chiffres m’ont vraiment impressionnée. Ils soulignent l’importance d’un diagnostic précoce et d’une prise en charge rapide de l’apnée du sommeil. Le Dr Gregory D. Scott, l’un des auteurs de l’étude, a déclaré : « Il est encourageant de savoir que si l’apnée du sommeil peut augmenter le risque de maladie de Parkinson, le traitement immédiat par PPC peut réduire ce risque ».

Vers une meilleure compréhension et prise en charge

Cette découverte ouvre de nouvelles perspectives dans la prévention et le traitement de la maladie de Parkinson. Comme professionnelle de santé, je suis enthousiaste à l’idée des futures recherches qui permettront de mieux comprendre ces liens. Il est crucial de suivre de près les personnes diagnostiquées avec une apnée du sommeil, sur des périodes plus longues.

Dans ma pratique quotidienne, je conseille désormais à mes patients de :

  1. Être attentifs aux signes d’apnée du sommeil (ronflements, fatigue diurne, réveils nocturnes)
  2. Consulter rapidement en cas de doute
  3. Suivre scrupuleusement le traitement par PPC s’il est prescrit
  4. Adopter une hygiène de vie favorisant un sommeil de qualité

Je suis convaincue que cette approche préventive peut avoir un impact significatif sur la santé neurologique à long terme. N’hésitez pas à consulter un spécialiste si vous avez des inquiétudes concernant votre sommeil ou si vous observez des symptômes inhabituels. La santé de notre cerveau mérite toute notre attention, et chaque action préventive compte.

Avec mon expérience de nutritionniste, je ne peux m’empêcher de souligner l’importance d’une alimentation équilibrée et d’une activité physique régulière pour maintenir un poids santé et réduire les risques d’apnée du sommeil. Ces habitudes de vie saines pourraient bien être nos meilleures alliées dans la prévention de nombreuses maladies, y compris Parkinson.

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